Après avoir nettoyé mon bonus en une semaine sur pokerstars.fr, je suis revenu au .com. D’abord sur pokerstars, afin de garder le statut supernova. Jouer en SNG est la voie la plus naturelle pour moi d’empiler des points FPP.


J’ai fait deux sessions pour environ 180 tournois et vous pouvez admirer la variance dans les résultats. Avec 3% de ROI sur 10 000 tournois joués à 50$ et plus, je me considère certainement comme un joueur gagnant. Et je perdais 1500$ après 65 tournois. Je poste cette courbe pour tous les débutants qui se demandent si leurs résultats sont significatifs après quelques dizaines de tournois. Les SNG est une forme de poker connue pour atténuer la variance. Je pense de mon coté, qu’après le hold’em en limite, c’est la forme de poker où il est le plus difficile de contrôler la variance.

J’ai terminé le cumul des précieux points en PLO avec une courbe très similaire. Mais je peux ne m’en prendre qu’à moi même, j’ai mal négocié de nombreux spots. J’ai joué exclusivement en tables à 250 blindes de profondeurs, donc en PLO 250 et 500. Et j’ai eu du mal à m’adapter aux 3bets lights des réguliers.

Sur Fulltilt.com, je projette de devenir Carte noire, et oui ils ont choisi une marque de café pour l’équivalent de leur statut de supernova. J’ai trouvé mieux que les SNG pour empiler des points : le PLO 100 en rush ! C’est définitivement une drogue dure à éloigner des « actions addicted ». Le niveau n’est pas très fort mais le rake est affreux. La première session, je me suis pris pour Phil Ivey avec 2000$ de gains. Depuis je tourne à 10BB, avec 700$ de gains sur 7000 mains.

J’ai surtout beaucoup appris. C’est une forme de poker abrutissante mais qui permet de tester beaucoup de chose. J’avais lu par exemple, qu’il est parfois correct de jeter le jeu max, lorsqu’on n’a pas de tirage. Si ce concept me semblait clair en omaha 8, à cause du partage du pot, il me semblait encore vague en PLO. Jusqu’à cette main, une parfaite illustration :

Sans aucun tirage pour une quinte supérieure, une couleur ou un full et avec trois adversaires dans le coup, je dois me contenter de payer. Il est très probable que je partage déjà le coup avec un ou deux de mes adversaires.

L’Omaha est réputé pour sa variance. Je ne partage pas automatiquement cet avis. Le niveau est plus faible et avec un avantage plus important, les mauvaises sessions sont plus rares. Néanmoins il faut être prêt à perdre quelques gros pots. Voilà un exemple tiré de pokerstars.fr:

Je juge mon adversaire assez faible pour pousser une main faite sans tirage et m’engage au turn avec, en plus de ma quinte max, deux paires (tirage full) et un tirage couleur au 9. J’ai en fait 52,5% contre sa main. C’est le deuxième coin flip pour plus de 200 blindes au turn que je perds ce mois ci à 2/4€ sur pokerstars.fr et cela a réduit drastiquement mes gains sur la room.

Les amoureux d’Omaha retrouveront sans doute d’autres articles sur mon blog. Je pense faire la transition définitive cette année et ne plus jouer au Hold’em qu’en MTT et SNG.