Au programme aujourd’hui, une analyse succinte des PartyPoints (plus mes résultat de novembre en passant), un commentaire sur le poker et la publicité, et quelques bons moments du 2+2 pokercast.

1. PartyPoints

PartyPoker n’offre pas de rakeback en tant que tel, mais utilise un systême de points qui un peu équivalent. Dans la mesure où ces systêmes sont souvent peu lisibles, je vous propose aujourd’hui une petite analyse de la valeur de ces points.

Le principe de base est le suivant. En jouant, vous accumulez des points de référence (PR), uniquement dépendant du nombre de main joué et du tarif que vous jouez. Si vous êtres un joueur fréquent, vous montez dans la hiérarche Party Poker, et obtenez un multiplicateur de ces PR, qui vous donnent vos Party Points (PP). Ces PP sont utilisables dans le magasin en ligne PP, et ont une valeur de 1$ pour 100 PP.

Après avoir joué 7098 mains, et généré 959$ de rake, je viens d’obtenir le rang “King”, qui me donne un multiplicateur de 3. J’ai généré 2098 PR (soit 1 PR pour 3.4 mains, la plupart de mon jeu étant du 5-10 NL), ce qui me donne 6294 PP après application du multiplicateur. Ces points ont une valeur de 63$, soit environ 6.5% du rake généré.

Ajoutez à cela un bonus reload de 100$, dont j’ai clearé 65$, et j’ai pour l’instant touché 13.5% du rake généré. Ce n’est pas énorme comparé à certaines offres. Cependant:

1. Pour peu que vous jouiez avec un peu de régularité, j’ai l’impression que votre niveau hiérarchique ne baisse jamais. Vous obtenez donc de plus en plus de rakeback au fil du temps. Je vous tiens au courant des niveaux supérieurs du multiplicateur. Pour l’instant, il me faut 900 PR de plus pour atteindre un niveau de multiplicateur de 3.2.

2. Je ne crois pas avoir optimisé du coté Bonus, car j’en ai laissé passer un par inadvertance lors de mes débuts sur la plateforme. Là aussi, je vais avoir besoin d’un peu plus de temps pour vous donner une idée plus précise de la valeur totale de ces bonus. Je peux déjà vous dire que ce bonus se valide assez rapidement, et représente environ 27% de rakeback. Tout va donc dépendre de la proportion du temps que vous jouerez avec un bonus actif…

En première analyse, si vous êtes un joueur de basse limite, le systême de point va mettre pas mal de temps à générer un pourcentage de rakeback intéressant (à moins que Party n’utilise une structure plus rapide pour les limites plus basse, ce qui n’est pas impossible). Les bonus sont en revanche plutôt intéressants, et représentent un bon équivalent rakeback. Ajoutez à cela le faible niveau de jeu de la plateforme, et vous obtenez au total un trés bon environement de jeu.

D’ailleurs, le short-stacking continue de bien fonctionner. Gain théorique de 6.5 BB / 100, et up 5.4k usd depuis début novembre (mais gain all-in de seulement 4.9k). Le graph.

2. Poker et publicité

Toujours dans le podcast clubpoker, le responsable du groupe Partouche se plaignait de l’impossibilité pour le groupe de faire de la publicité. Il est évident que cette impossibilité de faire de la pub coûte de l’argent aux acteurs du monde du poker (Poker-academie y compris).

Malgré tout, gérer une salle de poker n’est pas tout à fait l’équivalent de vendre des couches-cullotes. Le poker est un jeu génial, mais est également un jeu qui peut s’avérer dangereux pour de nombreuses personnes. Il y a donc une vraie question quant à savoir si la publicité pour le poker devrait être légale sur les supports grand public. Sans y avoir trop réfléchi, map remière intuitin est que cela n’est pas souhaitable.

En tous cas, lorsque je vois des armées de grand-mère perdre l’argent de leur retraite aux machines-à-soux, et que les joueurs compulsifs sont exploités par les casinos jusqu’à ce qu’ils aient le réflèxe sauveteur de se faire interdire, je suis certain d’une chose: si il y a bien un groupe qui ne devrait pas être autorisé à faire de la pub tout support pour le jeu, c’est bien celui des casinotiers français!

3. Le pokercast 2+2

Sur les deux dernières semaines, deux invités de marque au 2+2 pokercast. Tout d’abord, le célèbre Patrik Antonius, puis cette semaine, Matt Hawrilenko (Hoss_TBF sur de nombreux sites onlines). Pour ceux qui ne connaissent par Hawrilenko, c’est l’un des meilleurs joueurs de hod’em limit du monde, et vous pourrez le trouver à sa table dédiée sur FullTilt poker, une charmante petite 2000-4000!

Il suffit d’ecouter ces deux joueurs, avec leur coté posé, et leur grande compréhension du jeu, pour comprendre l’énorme différence qu’il y a entre eux et des pitres du style Phil Hellmuth et Mike Matusow. Ce dernier est d’ailleurs désigné par Hawrilenko comme étant l’un des contributeurs les plus régulier aux grosses tables, ce qui m’a bien amusé!

Pour ceux d’entre vous qui parlent anglais, je vous conseille vraiment d’aller ecouter ce pokercast, souvent de bonne qualité. Je déplore quand même que dans la minute stratégie de la semaine, Colin Moshman explique qu’en HU SNG, il faille profiter “de la plupart des situations qui sont +EV en terme de jetons”. Cela est vrai en théorie (les HU SNG sont des tournois “winner-take-all”, donc les questions d’ICM ne se posent pas, et seule votre chip-EV est importante), mais en pratique, une différence de niveau siginficative netre les joueurs peut mener à de situations où il est correct de passer des jeux marginalement positifs en chip-EV. C’est particulièrement vrai lorsque les tapis sont encore gros par rapport aux blinds. Si il y a une chose qu’Hellmuth a compris, c’est bien celle-la!